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Le Blog De Grand-Mère

photo de famille

photo de famille

Voici la photo de ma famille. Je suis la petite blondinette de 5 ans, sa main cachée sous le bras de papa, tandis que Blanche s’appuie sur celui de maman.A droite, René frange sur le front petit air bourru, à gauche Michel timide et doux, sur les genoux de papa Paul mignon avec sa bavette en forme cœur et bébé Marcel dans les bras de maman.

Fridolin 37 ans, Agnès 35 ans, Blanche 7 ans, Rose 6 ans, René 5 ans, Michel 4 ans, Paul 2 ans, Marcel 2 mois.

Photo prise au studio Berlingourt, photographe à Sierre.
A l’époque il était courant de se rendre chez le spécialiste pour obtenir des images de qualité.


jeux St. Catherine

Nous avons quitté le quartier de l’ancienne église pour vivre de nouvelles découvertes, de nouvelles émotions, dans les quartiers rue du Bourg et du quartier de la Scie. Notre nouvel univers, avec notre église paroissiale, St. Catherine. Elle était notre lieu de prédilection pour nos jeux…A cette époque, ni radio, ni télévision, nos loisirs, « la marelle qui consiste à pousser à cloche-pied une pierre dans des cases tracées sur le sol « jeu de la boîte, connue de tout temps, les biles-agates de verre et agates de plomb très prisées, et surtout jeu de cache-cache….St.Catherine squattée pour la situation, confessionnaux, la chair, les tribunes, les bancs….et surtout « la morgue « en compagnie de crânes, et d’ossements humains.Au sud de l’église un mur longe la voie ferrée. Pour garçons et filles, la course sur le dit mur,en attendant le sifflement et passage d’un train, cris, gestes intempestifs de joie, pour les voyageurs. Avec mon petit frère Michel nous étions plus réservés, impossible de participer à ces ébats pour cause de « vertige «

Dans ces parages possibilité de se maintenir en forme par des exercices de gymnastique…..à la barre du tape tapis attenant au petit mur. L’exercice favori… « le cochon pendu « Il me souvient du passage d’un père capucin….avec mon amie Michèle nous l’invitons à une démonstration du « cochon pendu ». A cet époque pas de pantalons pour les filles, jupes et robes recouvraient bien nos genoux , exception lors de l’exercice cité. Je revois notre clergyman, en proie à un rire franc et nous félicitant pour notre performance….Le jeu de la police et des voleurs….à notre disposition « le violon «, local de la prison préventive à notre disposition grâce à notre ami Jean-Pierre, fils du gendarme de la région. Prochainement par la pensée, je me relaxerai en parcourant nos nouveaux quartiers. grd.m. ROSE


pompom

Ce message , à destination de Toronto, pour mes petites-filles étudiantes Ivana et Cyrielle. La nature s’éveille lentement, le printemps pointe doucement à l’horizon…cela incite à émettre des projets de vacances pour la prochaine saison. Il faut savoir rêver…rêver en se projetant dans l’avenir, mais parfois aussi en revivant des souvenirs d’autrefois.

7 ans pour moi, 8 ans pour Blanche et la ribambelle des petits frères qui suit, nous avons vécu la saison d’été à Montana, car mon état de santé demandait un changement d’air, air de la montagne. Je revois le vieux chalet, sans grand confort, presque seul au milieu des prés verdoyants. C’était un bel été chaud, nous vivions à longueur de journée, à l’extérieur…Le matin pour une réveil prompt et joyeux l’appel de maman. « debout, les oiseaux attendent la pitance du matin. » Les enfants passent au ravitaillement, chacun de nous reçoit un bol de graines de riz, de riz que nous éparpillons dans le pré, avec le geste du semeur, couchés dans l’herbe, nous attendons les petits oiseaux….l’attente était parfois longue et permettait à maman un peu de calme, car ce rituel se faisait dans le silence, pour ne pas effrayer nos petites bêtes. Dans le chalet d’en face je retrouvais mon petit copain genevois, enfant unique, qui se prénommé POMPON. moi seule avait le privilège de jouer dans sa maison. Il arrivait donc à Blanche de prendre place dans les escaliers devant la porte du vestibule. Catastrophe, avec son assiette de polenta au fromage elle prend appui contre la porte et le contenu de son repas se répand dans l’appartement de POMPON….Interdiction de jouer dans le chalet voisin. POPOM c’est un petit mot affectueux que l’on exprime à ceux que l’on aime, mais il faut le mériter….eh…eh.. Comme c’était plaisant de nous rendre à la station pour faire les courses, beaucoup d’estivants, des magasins qui retenaient notre attention. Blanche et moi en extase devant la vitrine d’un magasin de jouets. « Regarde la jolie petite poussette rose avec la poupée endormie, et la bleue…. ? Derrière nous, un Monsieur élégant avec sa canne au pommeau argenté. s’amuse à voir nos attitudes pleines d’envies. Généreusement il nous offre l’objet de nos désirs. Nous sautons de joie en lui disant MERCI. Retour pour apporter le sucre que nous venions également d’acheter. Sur le bord et le long du chemin un bisse à l’eau rafraîchissante….Nous enlevons chaussures, chaussettes et hop dans ce bain délicieux….avec perte du sucre, de nos chaussettes, car le courant était assez conséquent. Heureusement que nos poussettes ont été épargnées….C’était vacances d’autrefois. grd.m. ROSE


calvitie

Ce lundi, 5 mars 2007. à la radio Suisse Romande, une émission éveille mon attention….Il est traité du problème de la calvitie qui touche plus spécialement nos chers messieurs…. situation qui pose parfois problème pour certains, source de coquetterie pour d’autres.

Cette émission me reporte aux années 1942 – 1943. Epoque de mon adolescence, il fallait savoir prendre des initiatives pour vivre au jour le jour. Notre maman, veuve, responsable, pour subvenir aux besoins de ses six petits enfants, commerçait avec produits à lessives, ( COPA, BLAOS). elle avait vraiment le sens de l’organisation . Nous les enfants nous participions à cette activité. Nous vendions tout ce qui se présentait. Je reviens donc au problème de la calvitie.

M. Augustin, homme inventif, vraiment chauve mais qui assumait bien son état, fabriquait une lotion « prénommée LA ROSE DU PARADIS, qui favorisait la repousse des cheveux….Maman faisait l’article auprès de ses clientes… » Regardez M. A. « depuis qu’il fait la cure avec cet excellent produit, un FIN DUVET recouvre son cuir chevelu…… Nous étions persuasifs même si le miracle ne durait qu’un temps plus qu’éphémère…..grd.m. ROSE


prénoms autrefois

Bien détendue, après le spectacle-ballet « SYLPHIDE « exécuté par l’opéra de Paris, en ce 28 février 2007, que j’ai fort apprécié devant mon poste de télévision, je change de registre pour me remémorer les prénoms , communs autrefois, qui le sont moins actuellement.

Pour les hommes : Zacharie,- Aldéric,- Symphorien,- Euchariste,- Zénobe,- Vital,- Arsène,-

Sigismond,- Nestor,- Fernand,- Sylvestre et bien d’autres….

Pour les femmes : Philomène,- Crésence,- Bluette,- Angelique,- Octavie,- Lina,-Violette et

bien d’autres….

Ces prénoms faisaient les délices de nos parents et grands-parents, soit par leur douceur, soit par leur rudesse, suivant l’intonation ou la disposition du moment…eh,eh….grd.m. ROSE


forgeron

Dans les environs, la forge de M. Symphorien C., à l’enseigne de la scie et du marteau, qui situe le personnage sympathique et attachant. Tablier de cuir, descendant presque jusqu’aux chevilles, protection de métal pour le visage, l’enclume et le marteau pour faire chanter le fer rougi à blanc. A l’extérieur, les chevaux attendent leur tour pour le ferrage des sabots. Discussions, palabres, dans un langage qui pour nous enfants paraît bizarre… ( dialecte ).Denis, fils unique du propriétaire dont la maman est décédée depuis sa tendre enfance, participe beaucoup à notre vie de famille, partage avec frères et sœurs. J’ai gardé pour lui, un sentiment d’affection fraternel.

Suite au comportement bizarre et insolite de M. Fernand, nos parents décident de changer de quartier. Au revoir, l’ancienne église, le cinéma, le photographe, le tailleur, l’épicière, les jardins et bâtiments fleuris, la menuiserie, nous allons découvrir la région de l’église St. Catherine. C’est à cette époque que Blanche et moi recevons le sacrement de confirmation. De cette cérémonie, me reste le souvenir de la petite « tape » de Monseigneur, mais surtout le plaisir de ma belle capeline rose et ruban de velours, ( chapeau ), achetée chez les demoiselles Martinelli, modistes, dont l’atelier était situé à l’emplacement actuel du bistrot Helvétia. Souvenirs, souvenirs, vers de nouveaux horizons.grd.m.ROSE


Cyrielle

Vancouver Cyrielle

essai à pleurer

test du jour

cousin LéON

L’ami, fidèle de toujours, cousin Léon Monnier, également instituteur, inséparable de papa Fridolin, a vraiment participé à notre vie de famille. Pendant quelques années, alors encore célibataire il prenait le repas de midi chez nous. A ma naissance, maman n’arrivait pas à faire le choix d’un prénom pour ce petit bout de chou….C’était le moment de m’inscrire chez l’officier d’état civil….pas trop d’histoire, Fridolin et Léon on fait le choix…devinez…BARBE… ….déception et pleurs de la maman…Mais non ce n’était qu’une farce. Rose-Marguerite, le plus beau nom du monde à l’époque. Si j’avais eu mon mot à dire… qu’en pensez-vous ?? Petite fille, cousin Léon avec son sens de la comédie, et de la joie de vivre me faisait danser en chantant… » bonjour belle rosine, dites moi qu’avez vous ?C’est mon mari qui est parti ce matin, qui me cause tant de chagrin. « En ville nous rencontrions parfois, cousin Rémy, frère de Léon. C’était alors la joie pour nous enfants. vite à la boulangerie pour combler tous nos désirs en gâteaux, en friandises, pour le remercier nous lui sautions au cou en souhaitant le rencontrer très souvent…


jardin anc.église

Le long de notre maison, un étroit sentier pédestre longeait à l’ouest une série de jardins très bien entretenus, reine-marguerites, dahlias, tournesols et bien d’autres fleurs, légumes de printemps, légumes d’automne. Les ménagères se retrouvaient pour échanger recettes, conseils pour obtenir de bons résultats. Il me souvient que la parcelle de Mme Pouget ressortait du lot… car Mme avait vraiment la « main verte « .A l’est, l’atelier de menuiserie de notre oncle Fabien et de tante Julie avec laquelle nous entretenions des relations très affectueuses. Elle était la sœur de notre maman Agnès. Une anecdote….Un après-midi tante Julie me confie la garde de son petit Marc de près de deux ans afin qu’elle puisse se rendre en commission, en toute sécurité….Je m’amuse donc à faire sauter le petit sur le lit….pour un saut plus spectaculaire, donc, avec toute la force de mes 10 ans je projète Marc contre le mur de la chambre…..cris, pleurs, affolement de ma part. Heureusement aucune séquelle pour l’enfant, qui en être intelligent a bien prospéré…

Je voudrais par ce message me souvenir des noms de nous enfants :

René-Pierre, Michel-Léon, Paul-André, Marcel-Emil, Blanche-Marie, Rose-Marguerite. Le deuxième prénom était celui des parrains et marraines. Maman me disait que si une autre petite fille était venue agrandir le foyer….nous aurions eu une petite Violette-Agnès. Rien d’étonnant avec des parents si « fleurs-bleu, si romantiques « . grd.m. ROSY