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Le Blog De Grand-Mère

Education St. Luc

Avant de ranger mes souvenirs vécus à St. Luc, pour me remémorer ceux de Vissoie, je tiens à dire que malgré les joies, les surprises, il fallait tout de même subir quelques contraintes. Dans la famille chez oncle Julien, le repas de midi du dimanche, pour moi, (fine bouche) n’était pas la fête, en effet pendant que nous étions à la messe, office religieux, mijotait la soupe à l’orge, avec légumes, un peu de graisse de marmotte et surtout de la viande séchée d’un âge certain dans laquelle l’on trouvait de petites larves dites "suirons"… je faisais des efforts pour avaler chaque cuiller, accompagnée de remontrances….(faut-il t’aider avec un bâton… ?) Mon petit frère de cinq ans également dans la famille, par malheur une nuit a mouillé son lit, la punition : toute la matinée enfermé dans l’écurie du cochon. Ma grande tante Euphémie, sœur de mon grand-père, nous rendait parfois visite. Je ne l’appréciais guère car elle usait d’humour pas toujours très fin, pour amuser la galerie. Je me souviens d’un jour de veillée, derrière moi elle place une attrape plastique en forme d’excrément, me pointe du doigt… regardez ce que Rose a fait…Rire de la compagnie et larmes de confusion de ma part. Tante Euphémie était veuve, sa sœur tante Madeleine,célibataire avec un enfant donc à l’époque, appelée "fille mère". Elle se cachait le plus possible, étant la risée du village et subissait moqueries et méchancetés.

Ces vexations ne m’ont pas traumatisée, car il y a eu de véritables instants de joies.Dans ce registre, ma maman Agnès, donc votre grand-mère, me racontait que l’instituteur de sa classe, à St. Jean originaire de St. Martin,Val d’Hérens, pour punir un élève,lui infligeait le "tour de Suisse" qui consistait  à faire trois fois le tour de la classe et l’instituteur le suivait en lui assénant coup de pied dans les fesses. Maman Agnès, la plus douée et appliquée, a été appelée pour le tour de Suisse…..de frayeur, elle s’est évanouie…son père à dû intervenir auprès de la commission scolaire pour mettre un terme à cette pratique... A l’improviste un inspecteur scolaire faisait visite. Grand, imposant, regardant par la fenêtre ouverte il fait remarquer… "regardez-moi cette campagne, c’est tout vert de verdaille et jaune de fleurs de troeilles", fleurs jaunes de dents de lion. Maman riait en y repensant.

Quelques prénoms des années fin 1800 début 1900 dans ces vallées : Euphémie, Ephrosine, Césarine, Justine,Philomène,Aglaée, Catherine, Marie, Victoire, Adelaïde. Joachim, Germain, Symphorien, Séraphin, Basile, Joseph, Benoît.

Le ler août a été décrété fête de la Suisse mais également fête patronale de St. Luc. Les femmes du village confectionnaient des guirlandes de fleurs et de branches de sapins pour la décoration de l’église et de la place du village. Fifres et tambours, discours, jeux divers, ambiance géniale pour petits et grands. Je vais reprendre route avec mes souvenirs pour rejoindre Vissoie. prochainement. Grand-mère ROSE       


hôtel Bella Tola

A l’âge de 16 ans, j’ai eu la chance et le bonheur pendant les vacances d’été, de partager la vie de la famille Pont, propriétaire de l’hôtel Bella Tola à St. Luc. C’était une famille illustre depuis plusieurs générations, notable du Val d’Anniviers. Hôtel de renommée. Les anglais, les belges, les hollandais, les italiens et bien d’autres formaient la clientèle de ce lieu privilégié pour de magnifiques vacances. M. Auguste Piccard, physicien suisse qui le premier explora la stratosphère, grand-père de M. Bertrand Piccard  y était un habitué de l’hôtel et ami de toute la famille. J’avais la tâche de seconder Mme Alodie Theytaz-Pont dans la garde de ses 4 enfants. Madame Alodie, fille de Gabriel, propriétaire de l’hôtel, était une personne que l’on ne pouvait qu’aimer et admirer. Cultivée, attentive aux autres , toujours positive.J’ai pour elle qui nous a quitté, un sentiment d’affection émue.Nous logions dans un chalet situé au milieu du village et nous prenions les repas à l’hôtel .J’ai encore le goût des fameuses tartes soit aux abricots, soit aux pommes, entourées d’une bordure de crème fraîche, que le chef confectionnait.Parfois dans le  « feu » de midi on faisait appel à moi pour le service de table. J’adorais, même si parfois malhabile je laissais tomber  soit fourchettes, couteaux et même une fois un plat de courgettes et tomates. Vu mon jeune âge et n’étant pas professionnelle on me pardonnait. Je préparais pour le déjeuner, les coquilles de beurre. Dans la clientèle que je servais, quatre femmes hollandaises, à la corpulence  « épanouie » réclamaient, à chaque repas, un supplément….ce qui mettait le chef en  « colère « Avec nous au chalet vivait tante Renée Pont. Dans sa tête elle était hors du temps….Elle me racontait des histoires à la cour des  châteaux en Autriche, elle était princesse, belles toilettes, bals etc….Quelques instants, avec elle je vivais du bonheur….eh…eh.La famille Pont, cultivée, épanouie, toujours à l’avant-garde, était vraiment appréciée, « loin à la ronde »,  Le contact avec une clientèle internationale était certainement un apport enrichissant pour cette famille qui aussi a fait ma joie.A St. Luc un deuxième hôtel très apprécié, l’hôtel du Cervin, ainsi que la Pension Favre.Sur les hauteurs l’hôtel du Weisshorn, toujours en activité, et fort apprécié.La région est superbe, ciel presque toujours bleu…montagnes aux neiges éternelles,…climat de rêve, c’est vraiment une contrée à découvrir et à vivre…. Une grand-mère qui aime son pays.  ROSE 


Clémentine, Léontine

Corrections ortographe, message « oncle Julien »

j’avais promis, cris de joie, Wildstrubel, Finsteraarhorn

 

En face de l’église et du cimetière de St. Luc, l’appartement de vacances de mes chères tantes Clémentine et Léontine. C’était la maison du bonheur. Un va et vient incessant de cousins, de cousines, jeux réunis, jeux de cartes, confection de recettes gourmandes, mais surtout l’écoute d’histoires racontées avec beaucoup d’humour et de malice par tante Clémentine, histoires de tante Léontine à l’imagination débordante, faites de comtes merveilleux. Tous les âges étaient réunis…..Le plus jeune, Gérard de tante Léontine, environ 5 ans, s’exprimait très peu, en revanche il était à l’affût de la conversation des grands….l’air de rien….Nous l’appelions donc, « Gérard le curieux ». Nous chantions beaucoup, le soir spécialement, nous, dignes descendants de  « l’organiste ».

J’ai un sentiment de reconnaissance envers tante Clémentine, qui avec beaucoup d’affection s’est occupée de mon papa Fridolin, très malade, en l’invitant à passer quelques jours, avec elle à la montagne pour lui redonner un peu de force et de courage.

Les promenades en forêt à la recherche de champignons (chanterelles),les tantes possédaient leurs cachettes, gardées jalousement. La cueillette des myrtilles et airelles des bois, avec des peignes à cet usage. Nous en ramenions à la maison, plein de petits bidons….et le soir avec crème fouettée, quel régal.

Puisque nous sommes dans le souvenir de gourmandises je voudrais rappeler que chez oncle Julien, toute la semaine pain de seigle, parfois dur…dur…mais le dimanche pour le dessert, pain blanc, tartiné de succulente crème fouettée, récoltée sur le dessus  du lait qui avait reposé pendant un certain temps dans de grandes jattes.

Oncle Joseph, frère de Fridolin, avec son épouse tante Prospérine, invitaient dans le courant de l’été, toute la parenté, à la fête de famille, au Prilet, pour une joyeuse raclette. Chants, rires, démonstrations débordantes parfois, tante Prospérine imitant le cri de la poule « cot,cot,cot… »

Oui, c’était la maison du bonheur, j’y repense encore avec émotion. grd.m. ROSE

 

Oncle Julien St.Luc

  

4 juin 2007,je ressens picotements dans la gorge, toux tenace, légère température. Je me décide donc à me rendre à Vissoie, à la pharmacie d’Anniviers, officine de ma chère cousine Anne-Françoise.

Arrivée sur la grande place du village, les souvenirs de mes vacances d’été de ma jeune enfance, 9 à 10 ans, foisonnent dans mon esprit. VISSOIE est le village cœur d’Anniviers. De ce centre, partent diverses directions. D’un côté départ pour St.Jean-Grimentz, à l’opposé St.Luc-Chandolin, autre destination Ayer-Zinal. Je revis tout d’abord mes vacances d’été à St. Luc, dans la famille de oncle Julien, frère de mon grand-père, je l’aimais beaucoup, Neuf enfants, la plupart adultes. L’aîné, Aldéric (prénom insolite ) pour moi à l’époque, me paraissait distant, froid, et m’impressionnait. François, d’un an plus jeune, était mon compagnon de jeux, je l’appréciais. Adulte il faisait commerce à Sierre, de la vente de petits animaux, « Mini Zoo » .

Parmi les cousines, ma préférée, sans conteste se nommait Cécile. Petit foulard pour me préserver du soleil, « caquolet » sur le dos,(outil pour ranger les bottes de blé pour les déposer au raccard, (grange). Cécile avait un petit bon ami qui en cachette venait nous rendre visite au raccard, quelques baisers amoureux et son Robert qui repartait transi de bonheur. J’étais dans le secret de ces rencontres innocentes et avais promis de ne rien dire….Yvonne l’aînée à cette époque pleurait, pleurait….elle me faisait pitié. Je demandais « pourquoi pleure-t-elle ? » Réponse, « elle a mal aux dents » Moi qui ne connaissais rien aux mystères de la vie, je le croyais alors qu’elle attendait un bébé, que le père ne voulait reconnaître. De retour à Sierre en automne je fais visite à Muraz/Sierre, à tante Elisabeth. Heureuse surprise un bébé dans un berceau et par hasard ma tante alitée pour cause de grippe…..On me raconte que bébé est le fruit d’Elisabeth. C’est comme cela que les secrets de famille naissaient à l’époque.

Au chalet pas d’eau, il fallait la chercher au bassin avec brantes et bidons. C’était un bien précieux, aussi pour se laver les mains, les premiers arrivants profitaient d’une eau claire qui s’assombrissait au cours de la journée, pour devenir grisâtre….Dans le village de St.Luc, je rencontre des estivants étrangers au pays qui me demandent le nom de nos montagnes. Je leur cite,  «  Le Weisshorn, la Jungfrau, le Wilstrubel, le Fissterahorn », et me sens très fière de ma performance. Je participais, aux foins que l’on transportait sur la tête, au ramassage du blé, garde du bétail, vaches, veaux. Une occupation très chouette, dans la forêt de Prilette-Gillou, remplissage de la litière, (aiguilles de pins et sapins séchés) pour le confort du bétail à l’écurie. Avec les sacs remplis on se laissait rouler dans les dévaloirs en poussant cris de joie et rires. Je reporte la suite à bientôt, car ma tâche ménagère me sollicite. grd.m.ROSE


rogations

Nous vivons actuellement les « saintes glaces ». C’est le retour du froid, vent, pluie, période que la nature vit avec une certaine angoisse. Nous en parlions avec Marie-Claire ce dimanche et je lui suggère de nous référer  aux coutumes d’autrefois….  « La procession des rogations », coutume inconnue d’elle.

Dans le courant du mois de mai, les enfants des écoles, avec nos enseignants, nos parents et le public de notre ville, à 6 heures, dans la fraîcheur du matin, nous prenions part à la procession des rogations, prières publiques faites pour attirer sur notre vignoble, nos champs, la bénédiction de Dieu, afin que le gel soit épargné à toute notre agriculture, gel qui serait catastrophique pour l’année.

Ces cérémonies s’étalaient sur trois jours. Le premier jour direction « Couvent de Géronde ». Le second jour « Eglise de Muraz », le troisième jour, « Eglise de St. Ginier ».

Tout le long du parcours nous récitions le chapelet, Notre Père, je vous salue Marie, gloire au Père, au Fils, à l’Esprit saint, ces prières entrecoupées de chants à la Vierge. A l’arrivée sur lieux du culte, nous assistions à la messe et à la prise de la sainte communion qui exigeait d’être à jeun pour la recevoir. Ensuite retour à la maison pour un petit-déjeuner bien mérité avant de retourner en classe pour les dix heures du matin. Je garde de cette coutume des rogations un excellent souvenir. C’était un réel bol d’air pur, pour l’esprit et le corps.

Pour nous enfants une autre activité , le matin très tôt, afin de récolter quelques petits sous… la récolte des hannetons. Ces insectes vivent sous terre pendant trois ans, ensuite ils envahissent la campagne, buissons, arbustes etc.. A cinq heures donc alors qu’ils dorment, avec nos bidons nous allons les cueillir. Facilement, nous récoltions, deux, trois, parfois jusqu’à cinq kilos de ces bestioles…Nous apportions  ce bien précieux à un centre de ramassage, pour incinération, et toucher un petit pécule qui nous permettait l’achat de « caramels aviateurs » au prix de un ct. rouge pour un caramel. Nous avions donc déjà le sens du développement durable et de l’écologie tout en nous enrichissant pour l’achat de friandises.         Grd.m. ROSE


reviens période de guerre

Je reviens à la période de guerre 1939-1945. Epinglée dans notre appartement, une grande carte de l’Europe. Mon frère René se passionnait  pour suivre l’évolution de la situation. A l’aide de petits drapeaux  il notait l’avancement ou le recul des armées belligérantes, se référant aux nouvelles de la radio. Je portais davantage d’intérêt aux réseaux de la résistance. Il s’y dégageait du mystère. Le Général de Gaule depuis Londres dirigeait la France-libre…Des messages codés chaque jours par la radio.  «  les français parlent aux français.. » (les sanglots longs des violons bercent mon cœur d’une langueur monotone…poème de Verlaine.) (les moutons paissent dans la prairie) (les marguerites sont cuites) etc.. Le chant des partisans nous remplissait d’émotions et éveillait  en nous , le sentiment patriotique.

« Ami entends-tu le frisson des soldats qu’on enchaîne….Ohé partisans, ouvriers et paysans…c’est l’alarme, ce soir l’ennemi connaîtra le prix du sang….La BBC  accompagnait nos vies. Dans notre région des camps pour réfugiés ont été aménagé. A Chalais pour les polonais, dans la forêt de Finges pour les juifs. Les contacts avec notre population étaient bons et chaleureux. Nous avions peine pour ces personnes déracinées. Avec mon amie Jeannette, par un dimanche ensoleillé nous avons rencontré un jeune de notre âge, jeune français israélite. Fraternellement nous lui avons fait découvrir les jardins, la grotte, la tour du château Mercier. Je le revois, petit fluet, visage pâle, cheveux bouclés surmontés de sa

kippa (calotte).

En Suisse nous étions solidaires. le plan Wahlen qui régissait la répartition des biens de la terre, (fruits, légumes etc..)a permis de vivre décemment à la population. Pendant toute la période de guerre, il a été décrété…..(aucune augmentation permise pour les denrées alimentaires) (exemple : prix de l kg. de pain 40ct. l lt. de lait 35ct. etc.Nous avions foi et beaucoup d’admiration pour notre Genéral Guisan.

Le 8 mai 1945 l’armistice  qui signifie fin des hostilités. C’est la grande fête partout. Retour des lumières, joie dans les cœurs. Jeannette, Marius, Raymond et moi-même,jusqu’au petit matin nous avons chanté et dansé au café du commerce qui n’existe plus actuellement et a été remplacé par la Taverne sierroise. A six heures le matin il fallait être en forme pour la procession des rogations..(prières publiques faites pour attirer sur les vignes et les champs, la bénédiction de Dieu. J’en reparlerai de nos rogations.      Grd.m. ROSE


guerre 1939-1945

Notre ville de Sierre doit être restructurée, développée, rendue plus attrayante car elle a perdu son charme d’antan…..ruelles romantiques, vieux quartiers, petits commerces spécialisés etc.

Il a fallut moderniser, cela s’est peut-être réalisé d’une façon anarchique ??? perte de son charme.

Nos autorités ont pris conscience de la nécessité d’un renouveau pour notre cité. De nouveaux plans d’aménagement nous sont proposés….tant mieux.

En ces circonstances  je m’autorise à rêver---- à revivre un peu mes quartiers du bourg et de la scie, quartier de nos ébats d’enfants joyeux , insouciants, alors que c’était l’avant et le début de la guerre 1939-1945... L’année de mes 12 ans, 1939 à la déclaration de la mobilisation générale, je ressens l’affolement de certaines mamans en pleurs…. « Qu’avons nous fait au Bon Dieu pour qu’il nous prenne nos hommes ?? » Une nouvelle période de vie commençait. Des tickets livrés par la commune, obligatoires pour l’achat de nourriture et d’habits.

Dès la tombée de la nuit, obscurcissement totale dans la ville. Les ampoules électriques peintes en bleu, rideaux, tentures épaisses dans les appartements. Aux enfants des écoles était proposé de parrainer un soldat en lui envoyant colis et lettres  afin de lui manifester notre amitié et admiration. Ma cousine Lily de tante Clémentine  a été marraine fidèle pendant toute la durée des hostilités. Moi-même j’avais mon petit soldat dont j’ai actuellement oublié  de quelle région de Suisse il venait. Je crois que je n’ai pas tenu pendant toute cette période. Nous en parlions entre nous avec fierté. Nous étions en admiration devant notre Général Guisan. Il était beau, voix chaude, apaisante. Nous lui portions une réelle affection. En Suisse nous n’avons un GENERAL que pendant une période de guerre. Pour nous amuser le soir dans la nuit noire, sans lumière le jeu de cache-cache était notre favori. Parfois les sirènes avec leur bruit fort et strident nous indiquaient que des avions ennemis, survolaient notre Valais, pour se rendre en Italie. Des trains blindés…traversaient également nos cités.

Notre papa Fridolin a été exempté du service pour cause de santé grave. Je sais qu’il en a ressenti un peu d’amertume alors que ses collègues et spécialement son grand ami Léon, à l’époque, capitaine, ont été appelé à servir, notre patrie….

Dans notre quartier nous avons vécu la cérémonie d’enterrement du soldat Charles Pfyffer décédé à l’armée. Pour nous enfants que c’était triste et impressionnant. Musique militaire, drapeau sur le corbillard, tir d’honneur puis départ pour l’église. Le cercueil sur un char tiré par un cheval drapé d’un grand drap noir.

Pour ce soir, je reste à mes réflexions et sous peu, je décrirai la configuration de mes quartiers.          grd.m. ROSE

                                   


origines famille

Ce message pour connaître mes origines. Famille du Val d’Anniviers du village de St. Luc. Pour mieux situer les différentes familles, chacune  se prénommait par un sobriquet.

Famille (téchotte), de (l’ arsenal), (du poupon Jésus), (de l’enclume) et bien d’autres. Je suis donc issue de la famille (des anges et de l’organiste).

Le quatre mars mil huit cent quatre-vingt huit Joseph Salamin, célibataire, épouse Marie-Euphémie Salamin, célibataire devant l’officier d’état civil de St Luc. Ils sont mes gr.parents. La  filiation l’Ange-Organiste leur convient le mieux et nous permet de nous (monter le cou)….comme disait mon cher cousin Luc…car une famille comme la nôtre ne se rencontre pas tous les jours. Six enfants composent cette illustre famille dont chaque membre possède le sens du don de soi, de l’ouverture aux autres, sensibles au arts, à la culture, spécialement à la musique…. ne sommes nous pas descendants de l’organiste ??? Donc tantes Marie d’Amérique, Clémentine, Léontine, Jeanne, oncles Joseph de St.Luc, Luc de Veyras, Fridolin mon père. Ainsi une véritable tribu de cousins et de cousines.

Tante Marie d’Amérique épouse Victor Crettol de Randogne, enfants Léo, Arthur, Marie-Louise.

Tante Clémentine épouse Vital Zufferey, la plus belle de toutes , enfants Blanche, Agnès, Lili, Claudy

Tante Léontine épouse Alexandre Salamin, enfants, Marguerite, Victor devenu Père Noel, Luc et Gérard.

Oncle Joseph de St. Luc, épouse tante Prospérine (dite belle comme Mona Lisa,) par son époux après un passage à Paris, enfants, Henri, Jean, Prosper, André, Jeannette, Céline.

Oncle Luc, épouse Alice Berclaz, enfants, Thérèse, Georges, Georgette, Monique.

Tante Jeanne, épouse Joseph Andereggen, enfants Joseph devenu Père Raoul, Jeannette, Marie-Madeleine.

Fridolin épouse Agnès Tabin, notable de St. Jean, enfants, Blanche, Rose, René, Michel, Paul, Marcel. A ce jour, 20 avril 2007, plusieurs forment une petite tribu au Paradis avec l’Ange-Organiste….. grd.m.  ROSE


Fip Fop club

FIP FOP CLUB : de la légende à l’Histoire

magazine fip-fop

J ‘ai été un membre actif et enthousiaste de notre club. Crée fin 1936 à La Tour-de-Peilz par Karl Lauterer, chef de publicité de la maison Nestlé, que les enfants d e toute la Suisse apprirent à connaître sous le nom de Grand Parrain.Le « pin’s « du club, deux jumeaux en étaient l’emblème : FIP, la fille raisonnable, et FOP, le garçon espiègle. Ils avaient été dessinés par le fameux graphiste Hans Tomamichel, en 1932 pour la réclame des chocolats Cailler et Kohler.Les deux petits diablotins se retrouvaient sur un insigne de métal doré que chaque membre arborait fièrement au revers de son manteau. 3 fois dans l’année séance de cinéma au Casino, au cours desquelles les membres pouvaient échanger des vignettes à coller dans les albums NPCK. ( Nestlé –Peter – Cailler – Kohler). Les films évidemment souvent été nos premiers films d’enfants : Charlot, Laurel et Hardy, course-poursuite entre voleurs de chevaux et cow-boys…A titre éducatif on associait des valeurs patriotiques et morales traditionnelles à des personnalités, Général Guisan que nous adorions, l’Abbé Bovet et autres. Lors des séances, Grand Parrain et son assistante tante Juliette nous présentaient les derniers albums qui servaient à la collection des vignettes. Le Fip Fop club connut un immense succès, car c’était une époque moins riche en loisirs. A quinze ans, le Fip-Fopien quittait le Club. Grand Parrain leur adressait une lettre…. » Vous serez responsable de vous-même, veillez sur votre corps, votre âme et votre intelligence. Dirigez-vous vers le bien et le beau. » Retour au bercail avec l chocolat FRIGOR, l chocolat PAGOR, le cœur et la tête remplis de beaux souvenirs….Quelle belle époque. grd.m.ROSE


éclaireuses

28 mars 2007, rencontre annuelle, à Monthey de l’association des anciennes cheftaines scoutes et éclaireuses. Chaque année une ville de notre Valais est désignée pour l’organisation de cet événement. L’année 2008, Sierre en aura la tâche. Cette journée a été très réussie.

Temps superbe, retrouvailles affectueuses, échanges, repas succulent En 1938 la troupe « Notre Dames des Neiges « fut fondée pour filles, pour les garçons la troupe de St Victor. Dès le début j’ai fait partie de ce mouvement de façon active jusqu’à

25 ans. A ce jour encore il me reste des attitudes acquises…sens du service, savoir relativiser

les évènements etc…

Au sein du mouvement j’ai franchi diverses étapes, éclaireuse, chef de patrouille, cheftaine de la troupe. Je pense avoir mené cette dernière, souvent avec fantaisie. Régulièrement, le dimanche nous partions vivre dans la nature, recherche de découvertes…(c’était la période de guerre) donc loisirs simples mais enrichissants.Il me souvient d’un dimanche, objectif Planige/Miège. La pluie se met de la partie. J’installe donc mon petit monde dans une tente et me rends à la cure du village afin de pouvoir cuire notre soupe. M. le curé très chaleureusement invite ma troupe pour se sécher et se restaurer au chaud. Afin de nous gâter la servante, pour le dessert nous confectionne une succulente crème vanille….au sel en place de sucre. Au son du piano, rires, chansons. Après remerciements à M. le curé, a sa talentueuse cuisinière, retour à Sierre en chansons, fanions au vent, le cœur joyeux.

Chaque année préparation d’une pièce de théâtre. Je n’oublie pas « Ces Dames aux chapeaux verts ». Mon rôle, le professeur. Dans le feu de l’action je perds mon pantalon. Point d’affolement, je fais signe….fermer rideau, juste le temps de me représenter en tenue correcte…ouverture du rideau pour terminer le spectacle. Hilarité dans la salle, succès pour nous. Nous avons vécu plusieurs camps…St. Luc, Ravoire, Levron, vallée de Conches. J’ai toujours apprécié au camp, la levée du drapeau, la récitation de la loi scoute, les chants autour d’un feu, « Cantique des patrouilles « « feu,feu,joli feu » et bien d’autres.

Cette vie d’éclaireuse a crée bien des amitiés. Avec plaisir chaque année nous nous remémorons divers événement. Le physique n’est plus aussi alerte que du temps de notre jeunesse, alors que l’esprit est encore relativement vif.

Comme scoute je vous dis aurevoir en vous présentant la main gauche.

ROSE

avec l'insigne des éclaireuses