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Le Blog De Grand-Mère

JUSTICE

La télévision nous annonce la prochaine ouverture du procès COLONNA, en SICILE , à la suite du meurtre du Préfet ERIGNAC. Mes dix ans ont été marqués par l’histoire que je relate ici. Agnès F. purgeait une peine de prison à Sion, pour avoir procédé à un avortement. M. Bouin, d’origine française s’y trouvait pour bracage. Ces deux personnages font connaissance et décident de s’échapper  de l’établissement. Agnès connaissait bien St. Luc, et l’hôtel du CERVIN. Elle y avait travaillé. C’était l’hiver, l’hôtel fermé. Ils décident de s’y rendre et y vécurent pendant 5 semaines environ. A cette saison, pas d’eau dans la maison, mais assez de provisions pour vivre à l’aise.
Pendant la nuit donc, pour ne pas être repérés, ils cuisinent et cherchent de l’eau au torrent du village. Au mois de mars, oncle Erasme se rend à son hôtel pour s’assurer qu’il n’y a pas de dégâts éventuels…… Nos deux compères, Agnès et Bouin alertés par du bruit, s’échappent pour se rendre à Chandolin. Ensuite ils veulent rejoindre la plaine par un petit sentier qui les conduit au village de Fang. La police les y attend. Fini la cavale…..
Après avoir purgé sa peine Agnès épouse un unijambiste et finit sa vie à Corin. M. Bouin ?????

A cette même période un autre drame. Je me revois dans la rue en compagnie d’une bande d’enfants entre 7 et 12 ans. Nous suivions un petit cortège composé de deux gendarmes, de deux hommes qui avaient tué l’épouse de l’un. La formation partait du VIOLON pour se rendre au tribunal et ensuite être transférés au pénitencier de Sion. Le violon était la première étape avant de se rendre au tribunal, maison RACINE. Le tragique de cette situation est que notre petit camarade de jeux regardait passer le triste cortège dans lequel son père était l’assassin. Nous étions tous très tristes et c’est en silence que nous assistions à cette situation.                                                                       Grd.m.ROSE


Evaluation notes scolaires

Ivana me presse de m’activer à nouveau sur mon blog que j’ai un peu négligé.Par la radio j’apprends la décision de certains cantons de revenir à l’utilisation des notes scolaires qui avaient été mises de côté au profit des évaluations 2 à 3 fois dans l’année. Pour ma part j’approuve pleinement cette nouvelle façon de procéder…..alors que je suis une grand-mère de 4 fois 20 ans…. Je revois  mon carnet scolaire que nous devions faire signer par nos parents, chaque fin de mois. La page mensuelle était divisée en deux paragraphes. Le premier faisait mention  de Exactitude---politesse---discipline---propreté…application. Le deuxième paragraphe évaluait, mathématique, français, géographie, histoire, dessin, chant,gymnastique, travaux manuels…. Les notes de 1 à 6, la meilleure naturellement la note 1. Mes parents exigeaient le 1 dans les branches du premier paragraphe, spécialement pour politesse et application. Les autres branches étaient moins importantes à leurs yeux…… contrairement à la façon d’évaluer aujourd’hui… Si une note 2 apparaissait dans le premier paragraphe nous avions, mes frères et moi-même droit à une correction le soir … pas bien méchante, petite fessée de la part de mon père. Je n’ai jamais vu mon papa administrer une correction sous la colère… simplement il indiquait, «  on règlera la situation ce soir ». Certains mois nous étions parfois trois enfants à mériter la dite correction… donc pleurs de mes petits frères que je calmais … «  arrêtez vos pleurs  on aura le temps de pleurer ce soir ». Vite au dodo, faisant semblant de dormir… puis la voix chaude et affectueuse de notre père.. «  on a un compte à régler  », petite correction et promesse de faire des efforts les prochains mois.

A l’époque de mon enfance les instituteurs pouvaient administrer la fessée aux élèves difficiles parfois même en descendant leur culotte. Mon père étant maître de la sixième primaire, je vous fais mention de cette anecdote. Un de ses élève, arrogant, fort, méritait la fameuse correction. Mon père tient la tête de l’élève entre ses jambes et un collègue administre la correction. Pas de chance….l’élève mord la cuisse de mon père qui devient livide. Je le revois de retour à la maison, vraiment perturbé. Dans le courant de l’année scolaire, une sœur visitante contrôlait la chevelure de chacun pour détecter si il y avait des poux, dans l’affirmative, traitement de désinfection. Dans ma classe une élève que nous surnommions  « Joséphine Backer  » , dont le père était employé à la voirie communale était appelée à subir le traitement. Dans le courant de la journée, la porte de la classe s’ouvre fortement, le père de notre Joséphine fait irruption, s’approche de la maîtresse et lui administre une bonne paire de gifle… « Je vous apprends à dire que ma fille à des poux »…        

Autre époque, autres mœurs….mais belles époques   grd.m.  ROSE                   


cadre festival

Dans le cadre d’un festival culturel, j’ai pris part à un concours. Il s’agissait d’écrire et de présenter un texte de son choix. Je n’ai pas été primée…..(sans surprise) mais satisfactiond’avoir participé. Je vous livre donc….. 

«  SUR LE CHEMIN DE MON ENFANCE »

1937, petite fille de 10 ans, je parcours le quartier de la Scie, lieu privilégié sierrois de mon enfance, qui m’a fait grandir. Sur le chemin de l’école. Parmi bondieuseries, savonnettes, laines et bonbons, Mr. Schulthess, épicier de renom, accepte sans sourciller, petits cailloux blancs, en guise de paiement. Devant la blanchisserie, mon amie Paulette m’attend. La repasseuse, Mme Alphonsine Pfiffer, nous invite à chanter le Rhône, le printemps, la vigne, très souvent accompagnée de papa qui sort son violon. Jamais nous ne manquons de croiser Mr. Edouard Caloz. Il nous incite à prier son saint préféré, Saint-Antoine. On s’y plie, pour pouvoir, chez lui, de la cloche carillonner. La classe va commencer, Paulette me presse. Mais comment résister à la demande de Mme Zwissig, 10 cts de pourboire reçu par paquet de cigarettes Alaska-menthe acheté. Vite un dernier détour par la pharmacie Allet. Entre bois doux et hosties non consacrées. Nos récréations ont un petit goût « béni ». 11h., le chemin du retour, avec d’autres haltes, d’autres personnages. La boulangerie-pâtisserie Jegerlehner. Toutes nos économies fondent en tourtes mocca et demi-lunes. La bouche pleine, nous répondons au salut du cordonnier Mr. Seitz qui tape le cuir et nous martèle de ses plaisanteries cocasses. De loin, nous guettons Bobby, le cheval de Mr. Victor Zwissig. Qui de nous amènera-t-il au trot, jusqu’à Borzuat ? A l’adolescence, d’autres trajets, d’autres sentiers… Le quartier de Zerwettaz, le chemin de l’asile qui mène à l’école des Buissonnets. De beaux souvenirs, des émotions... Ma Vie ! par grd.m. ROSE         


Ma ville

Elle comptait cinq boucheries qui vivaient de façon correcte même en période de guerre alors que la marchandise n’était délivrée qu’avec les coupons de la Confédération. C’était un lieu très convivial, les ménagères échangeaient commentaires, recettes, impressions. Le boucher y participait avec anecdotes, avec humour en débitant sa marchandise. A l’époque de mon enfance aller chez le coiffeur était certainement un luxe pour les dames. Elles recouraient aux bons offices du FIGARO qu’aux grandes occasions, baptêmes, cérémonies religieuses, mariages, deuils. Les hommes allaient régulièrement «  se faire la barbe », les rasoirs électriques n’existaient pas encore. Notre ville comptait deux excellents figaros pour messieurs. Pour les dames, coiffure YVETTE chez laquelle j’ai fait ma première permanente, permanente exécutée à la vapeur, avec la tête enrobée de tuyaux , méthode un peu effrayante, peur de brûlures.Le salon de coiffure, chez Madame Barbey  me permettait de récolter quelques petits sous puisque les jours de congés j’aidais à passer les bigoudis, à effectuer quelques tâches mineures, chez elle, toujours très chaleureuse. récompense, gâteaux, bonbons, pourboires de la clientèle……

A l’époque la gente féminine portait chapeau, si ce n’est la semaine, en tout les cas, le dimanche. Sierre comptait deux MODISTES. J’adorais ces couvre-chefs. Cousine Jeannette m’avait confectionné une grande capeline noire, garnie d’une voilette à pompon qui descendait jusqu’à la naissance du cou. C’était très joli, mai peu pratique à porter, car le vent de chez nous, l’expédiait dans la rue,….et avec nos talons aiguilles, ….quelle performance pour récupérer notre bien…. En juin, lors de la procession de la Fête Dieu, les dames de la chorale arboraient, chapeaux, toilettes, un défilé de mode, tout à la gloire de Dieu. Souvenirs, souvenirs… c’est charmant, la réalité me rappelle qu’il faut mettre le rôti à feu, donc à bientôt.           Grd.mère ROSE                


Je quitte Val d'Anniviers

 Je quitte le Val d’Anniviers pour rejoindre ma cité du soleil. La configuration de Sierre l’agréable a bien changée depuis les années 1940. Une route principale entrecoupée de routes-chemins en parallèle. Citée pleine de charme avec ses 5'000 habitants, qui  vivaient en bonnes relations, en général,des contacts faciles (sauf exception…) citadins, paysans, ouvriers. Ils étaient la représentation  des différents quartiers, villa, Muraz, Glarey, (les radicaux durs ) Sous-Géronde ( directeurs et chefs de l’usine, de langue allemande souvent et de confession protestante.
La vie savait être joyeuse, surtout le samedi soir. Dans le jardin du café du Rothorn, bal  jusque presque au petit matin…swing, tango, marche, valse-anglaise .Les commerces se faisaient un honneur de livrer de la qualité. Je pense à l’épicerie Jean Tonossi près de la gare, en face aux grands magasins Louis Tonossi, pour l’habillement, . chacun y trouvait son compte. L’ouvrier, le paysan, la dame chic…le monsieur exigeant..Je pense également à la maison de confection Herz. J’ai pour cette famille un sentiment de reconnaissance émue,car au décès de mon cher papa, il a été proposé à notre maman, mère de six très jeunes enfants d’acheter habits, chaussures et autres à crédit à régler les notes à plus tard. Les vitrines du bazar Derivaz, un enchantement , possibilité d’acheter, jeux, poupées, attrapes etc.
Une anecdote. Mon petit frère René, enfant turbulent, arrive à la maison, tout excité. « maman au bazar Derivaz il y a un martinet ( lanières de cuir sur un manche en bois)je désire vraiment l’avoir pour mon anniversaire. Sitôt exprimé, sitôt acquis….. aussi le même soir, notre turbulent René a eu le bonheur d’inaugurer son achat de la journée par une bonne correction…
Je n’oublie point la petite boulangerie de tante MARIE, minuscule. Le dimanche après la messe, (c’était un rituel) chez tante Marie, gâteaux  pour le dessert, Des lunes avec la glaçure rose ou blanche, pour les enfants, et des meringues pour les parents. Quel délice…Figure pittoresque, le petit tailleur M. Del’Ava, très talentueux, habillait les plus exigeants….Son atelier se trouvait à côté de la maison bourgeoisiale dans laquelle en mettait les délinquants, en préventive. C’était une belle bâtisse rose, ornée sur la devant d’une belle fresque, un soldat mercenaire, je pense.
Je remets à une autre fois la suite, car il est l’heure d’aller me blottir dans les bras de morphée.    Grd.m. ROSE

ANNIVERSAIRE

ANNIVERSAIRE   Nous venons de fêter mes 4 fois 20 ans. J’en garde un souvenir ému. Cela s’est déroulé en famille. Messages trop élogieux….. je suis à ce qu’il paraît, la grand-mère « super «  avec tant de qualités. Les défauts ne sont pas au rendez-vous en cette journée mémorable….Bouquet de fleurs, repas, cadeaux, suggestions de petits voyages dès que le temps sera plus clément. Si je fais part de cet événement c’est pour, suite au vœu d’Ivana, raconter nos anniversaires du temps de mon enfance et de mon adolescence. Ce jour là, l’excellent gâteau de maman, au choix… soit tarte aux fruits, soit gâteau au chocolat, soit gâteau à la polenta, et pour moi, le préféré la tourte «  moca, » du meilleur confiseur de la ville. A ce jour, dans ma mémoire, cette tourte reste à jamais inégalée et sublime…. Un petit cadeau pour vraiment marquer l’événement. Des crayons de couleurs, gants de laine, écharpe. Pour mes 14 ans, le plus beau cadeau, une surprise, ma première bague en argent, sertie d’une pierre rouge…. Très fière, je la montrais à mes amies à mon entourage et également à l’une de mes tantes qui pour tempérer mon enthousiasme trouve à me dire « elle est belle mais c’est de la vanité » .La moindre attention nous faisait plaisir. Ce n’était pas coutume comme plus tard pour mes enfants, invitations de copains et copines, de bombes de tables de bougies allumées et de la fameuse chanson « Birthday » . Malgré la simplicité en cette journée d’anniversaire, nous étions heureux.         Grd.mère ROSE

Anniversaire!

 On emprunte aujourd'hui ton blog pour te souhaiter un :

 


Coutumes en Anniviers

Coutumes en Anniviers 

Actuellement par la presse, par la radio, par la télévision nous sommes sensibilisés aux problèmes concernant nos prisons, incarcérations, peines, réhabilitations, réinsertion des personnes dans la société.. Un des problèmes, manque de places, institutions vétustes etc…Il me revient donc en mémoire, ce que me racontait ma mère. Au temps de son enfance, un délinquant notoire plutôt que de le mettre en prison, on l’amenait en France, jusqu’au Havre pour, par le bateau, l’expédier , «  Aux Amériques » , selon la formule de ce temps là. Un de mes ancêtres, cultivé, notable, avait cette tâche…. En général il prolongeait le temps du retour pour apprécier la région. Lors d’une expédition, le prisonnier a réussi à s’échapper pour rejoindre Vissoie et arriver au pays avant son geôlier….. Moqueries, reproches pour notre cher notable. La formule de l’époque était-elle judicieuse ????

Une autre coutume…. Autrefois, l’AVS  n’existait pas. Les paysans, plein de « bon sens » faisaient provisions de denrées, pendant les années grasses, pour subvenir « comme dans la bible » aux années maigres… et à diverses circonstances de la vie… Il était donc toujours prévu de mettre en réserve un beau fromage pour l’agape prévue lors d’un enterrement. Tout le village y assistait et trinquait en buvant le  « vin des glaciers ». (cépage la rèze). A  Grimentz, un tonneau de ce nectar était réservé pour Monseigneur l’Evêque lors de la confirmation des enfants. Mes grands-parents, oncles et tantes reposent au cimetière de Vissoie. Les cimetières de villages sont à visiter, ils évoquent et rappellent tant de souvenirs .  Grd.m. ROSE


Vissoie

VISSOIE, cœur de la vallée                 

Je suis une descendante des familles Tabin et Monnier du village de Vissoie. J’en suis fière. Ces deux familles de notables étaient fort appréciées dans tout  le Val d’Anniviers. Vice-châtelin Tabin, des juges, des militaires et autres personnages importants. Pour communiquer en 1884 le télégraphe transmission par morse a été instauré au village. La responsable de cette activité, Crésence Monnier, fille de Basile, épouse de Chrétien Monnier. Elle était la sœur de ma grand-mère Marie, épouse de Joseph Tabin. Ce télégraphe manuel desservait toute la vallée. Une petite salle avait été aménagée pour cette installation, à côté de la salle de classe. Basile Monnier, avait la tâche de développer la région (un peu office du tourisme actuel). Il envoie sa petite Crésence de 16 ans à Sion pour apprendre le morse. Cette dernière avec aisance et facilité déchiffrait les messages. En 1923 environ le téléphone avec fiches fait son apparition. La belle-fille de Crésence la remplace vu son âge. En 1956 Le téléphone a été automatisé, Sion prend la relève. Cette période si pittoresque prend fin. Les familles Tabin-Monnier ont partagé tant de choses en commun, à ce jour encore une réelle affection nous lie. Ma mère me racontait que l’église de Vissoie desservait tous les villages d’Anniviers jusqu’en 1804, puis St. Luc s’est séparé et ensuite d’autres villages. La transhumance faisait partie de la vie. Femmes, enfants, bétail c’était le déménagement. Au printemps, car les travaux des vignes se faisaient pressant, en automne pour la récolte des fruits, des légumes, la rentrée de la vendange. Suprême récompense le bon vin de notre pays….Chaque village avait son quartier bien défini à Sierre. Exemple, pour St. Luc, Muraz,pour Vissoie-St. Jean, Zervettaz, pour Ayer-Grimentz Villa. Au mois de novembre, fête de St. Catherine à Sierre. C’est la joie, car le fruit du labeur a été payé. Les habitants de notre vallée font leurs achats pour l’année, habillements, chaussures, denrées, également achat du bétail, de machines agricoles et autres et en plus des gourmandises….

A l’approche de Noël mon grand-père "descendait" à Sierre pour l’achat de cadeaux, en général, pour les filles, des tabliers ,des tissus, pour les garçons des pullovers, chaussettes .Un hiver de beaucoup de neige, impossible à grand-père de se rendre à Sierre… donc pour cadeaux de Noël, des tartines de pain, beurre et miel posées sur le rebord de la fenêtre entre les volets. Grande déception des enfants, pour consolation la promesse de grand-père, dès que possible des achats à Sierre. A une prochaine fois pour petites anecdotes.   Grd.m. ROSE


Chandolin

Avant de rejoindre Vissoie, cœur du Val d’Anniviers, un détour pour me rendre à Chandolin, village situé à 2000m d’altitude, le plus haut village de montagne d’Europe . Des personnages célèbres y ont séjourné. Je cite l’écrivain genevois, Ella Maillart, grande voyageuse suisse, à la découverte de l’Asie, de l’extrème-Orient. Un musée au centre du village a été érigé en son honneur. A Chandolin, le 6 janvier, fête de l’Epiphanie, c’est la joie, la ferveur, la détente avec ses trois rois-mages, Gaspard, Melkior, Balthasar. Enfants nous marchions beaucoup. A mi-chemin de la route d’Anniviers, en face du petit village de Fang, c’est le départ d’un étroit sentier, dans la forêt, bordée de ravins, pour arriver à Chandolin un peu exténués mais si contents de l’effort fourni. Enfant j’ai accompli deux fois cette performance…..eh..eh.. Chaque été, le trajet St.Luc-Sierre, était un rituel à ne pas manquer. Nos cousins, nos cousines étaient de la partie. C’était la bande des  «joyeux lurons » rires, chants… «cents  kilomètres à pied… ». A la saison des moissons, régulièrement  nous marchions de Vissoie à St.Luc. Etant la plus petite, j’avais droit à m’agripper à la queue du mulet pour m’aider à la montée…Pauvre mulet, chargé de bottes de blé et d’une fillette qu’il fallait aider. Ne dit-on pas  « chargé comme un mulet ». Chandolin est situé entre arolles et mélèzes. Fin de l’été, début de l’automne, ramassage des pins d’arolles. Après un temps de séchage quel délice de les écailler pour en ressortir les précieuses amandes.  Nous étions de petits écureuils.

A l’époque nos parents ne possédaient pas de voiture. Nous nous rendions donc dans la vallée, soit en prenant place dans le char tiré par le cheval de M. Vouardoux qui effectuait les transports, déménagements, matériel de construction etc. Autre moyen de déplacement, le car postal, pour notre plus grande joie, aux contours périlleux  résonnait le …papapou papi .…du klaxon. La route n’était pas aussi bien aménagée qu’aujourd’hui. Le long du parcours, parfois, une croix indiquait l’emplacement d’un accident grave. Je rejoins donc Vissoie. A bientôt    grd.m. ROSE