BASSINS-LAVOIRS
Journées d’automne, fraîcheur matinale, soleil qui réchauffe parfois timidement l’atmosphère. Chez nous la nature est belle avec son vignoble encore vert qui attend que le raisin arrive à maturité prémisse d’une récolte qui se veut généreuse.Chaussures de marche, tenue décontractée, je décide de parcourir les différents quartiers de la ville en m’attardant spécialement sur nos bassins-lavoirs qui éveille en moi des sensations, des souvenirs d’autrefois.Ils sont beaux nos bassins de quartiers, robustes, sobres, taillés dans la pierre grise, solides sans grande fioriture…. parfois décorés au dessus du goulot des fleurs d’un jardin, mais important par la date de leur construction. Glarey, la Scie,. Borzuat, Muraz, Villa, Zervettaz, St.Ginier et bien d’autres.La fonction première de ces monuments servait d’abreuvoir pour le bétail, de lavoir à linges et parfois à légumes. A la Scie, le magnifique cheval « Boby » propriété de la famille Zwissig se désaltérait plusieurs fois par jour, ce qui faisait notre bonheur car nous avions le privilège ensuite de le monter au galop pour se rendre à l’écurie de Borzuat. A Muraz, le bétail de tante Léontine, de sa voisine Césarine et des paysannes du quartier s’abreuvait au bassin situé au centre du quartier. Les femmes remplissaient cette fonction, avec plaisir, après la traite cela permettait d’échanger de comparer…. huit, dix, douze litres de lait ce soir, la vache va bientôt vêler « mettre au monde un petit veau » …. A Zervettaz autre ambiance. Le bassin servait souvent de lavoir. Dans les familles pas de machines à laver le linge, donc celui-ci était dégrossi, savonné puis transporté avec petit char à la buanderie de la famille pour être cuit, rincé, égoutté sur chevalet et en ressortir blanc comme neige…. Dans le quartier l’écurie de l’oncle Séraphin. Cette étable était occupée seulement au printemps et en automne car c’était la vie de transhumance. Que cette écurie sentait bon lors de la traite… la chaleur dégagée par le bétail, le fumier encore chaud, le bol de lait tout frais que l’on savourait avec délice. L’oncle Séraphin possédait encore l’écurie du cheval «bijou ». Plein de malice notre cher oncle avait un malin plaisir, pour nous effrayer à faire hennir fortement sa bête. Dans le bassin du Bourg, une tradition…Lorsqu’un apprenti typographe avait réussi son examen d’apprentissage il subissait le baptême qui consistait à le jeter tout habillé, dans le dit bassin. Il était alors reconnu ouvrier de la profession. Ces quelques commentaires pour vous éveiller à la beauté de ce patrimoine « nos bassins ». Grd.m . ROSE
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23 Septembre 2008 à 20:08 dans
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