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Le Blog De Grand-Mère

pénitencier Noel

Noel approche. C’est la période propice aux bonnes intentions. Faire des gestes, apporter de la joie autour de soi.Je fais partie d’une association féminine. Il y a bien des années notre groupe, à l’occasion de la venue des fêtes de Noel et de fin d’année, nous prenons l’initiative de fêter les pensionnaires de la prison cantonale, à Sion. Nous prenons donc contact avec les responsables de l’institution qui nous donne le feu vert…..Préparation de gâteaux, friandises et autres. De l’excitation pour cette démarche, nouvelle pour nous. Les portes du pénitencier s’ouvrent. A déposer nos sacs, nos bijoux trop voyants, dans une petite salle. Devant les portes des cellules de grandes tables. Nous prenons place au milieu des détenus. Un bon vin chaud nous a été servi. Un vin chaud, léger, davantage d’eau que de vin pour ne pas exciter tout ce monde…Nous échangeons impressions, souhaits. Les uns librement racontent leur parcours. A ma droite un homme du Bas-Valais assassin lors d’une bagarre dans un café à Chamoson. A ma gauche, l’homme qui avait violé ses filles. Il était devenu aveugle, pleurait car disait-il on le laissait seul, peu de promenade….donc les mouchoirs en papier pour sécher les yeux de ce pauvre et de certaines d’entre-nous, si émues, au point de proposer que l’on vienne le promener dans la cour de temps en temps. Naturellement impossibilité d’envisager une telle solution…En face de moi, un jeune apprenti cuisinier, qui avait commis des vols à l’hôtel  du Cerf. Je l’ai bien encouragé à continuer son apprentissage à sa sortie, mais lui ne se disait pas du tout convaincu. Un petit groupe de jeunes élèves d’une école de danse classique animait notre après-midi.Ambiance de tristesse d’un certain chagrin, nous aurions souhaité pouvoir ouvrir toutes les portes pour ce Noel et dire à tout ce monde, « c’est la fête vous êtes libres « En fin de journée, lors de notre départ, un jeune s’est ouvert les veines et les autres, derrière les barreaux nous remerciaient. A la réflexion je dois dire que cette façon de procéder n’apportait rien de positif, au contraire car nous n’avions pas la formation requise pour une telle aventure. L’intention belle, l’excution plustôt néfaste. Souvenir, souvenir, Joyeuses fêtes en cette fin d’année.      Grd.m. ROSE


JUSTICE

La télévision nous annonce la prochaine ouverture du procès COLONNA, en SICILE , à la suite du meurtre du Préfet ERIGNAC. Mes dix ans ont été marqués par l’histoire que je relate ici. Agnès F. purgeait une peine de prison à Sion, pour avoir procédé à un avortement. M. Bouin, d’origine française s’y trouvait pour bracage. Ces deux personnages font connaissance et décident de s’échapper  de l’établissement. Agnès connaissait bien St. Luc, et l’hôtel du CERVIN. Elle y avait travaillé. C’était l’hiver, l’hôtel fermé. Ils décident de s’y rendre et y vécurent pendant 5 semaines environ. A cette saison, pas d’eau dans la maison, mais assez de provisions pour vivre à l’aise.
Pendant la nuit donc, pour ne pas être repérés, ils cuisinent et cherchent de l’eau au torrent du village. Au mois de mars, oncle Erasme se rend à son hôtel pour s’assurer qu’il n’y a pas de dégâts éventuels…… Nos deux compères, Agnès et Bouin alertés par du bruit, s’échappent pour se rendre à Chandolin. Ensuite ils veulent rejoindre la plaine par un petit sentier qui les conduit au village de Fang. La police les y attend. Fini la cavale…..
Après avoir purgé sa peine Agnès épouse un unijambiste et finit sa vie à Corin. M. Bouin ?????

A cette même période un autre drame. Je me revois dans la rue en compagnie d’une bande d’enfants entre 7 et 12 ans. Nous suivions un petit cortège composé de deux gendarmes, de deux hommes qui avaient tué l’épouse de l’un. La formation partait du VIOLON pour se rendre au tribunal et ensuite être transférés au pénitencier de Sion. Le violon était la première étape avant de se rendre au tribunal, maison RACINE. Le tragique de cette situation est que notre petit camarade de jeux regardait passer le triste cortège dans lequel son père était l’assassin. Nous étions tous très tristes et c’est en silence que nous assistions à cette situation.                                                                       Grd.m.ROSE


Evaluation notes scolaires

Ivana me presse de m’activer à nouveau sur mon blog que j’ai un peu négligé.Par la radio j’apprends la décision de certains cantons de revenir à l’utilisation des notes scolaires qui avaient été mises de côté au profit des évaluations 2 à 3 fois dans l’année. Pour ma part j’approuve pleinement cette nouvelle façon de procéder…..alors que je suis une grand-mère de 4 fois 20 ans…. Je revois  mon carnet scolaire que nous devions faire signer par nos parents, chaque fin de mois. La page mensuelle était divisée en deux paragraphes. Le premier faisait mention  de Exactitude---politesse---discipline---propreté…application. Le deuxième paragraphe évaluait, mathématique, français, géographie, histoire, dessin, chant,gymnastique, travaux manuels…. Les notes de 1 à 6, la meilleure naturellement la note 1. Mes parents exigeaient le 1 dans les branches du premier paragraphe, spécialement pour politesse et application. Les autres branches étaient moins importantes à leurs yeux…… contrairement à la façon d’évaluer aujourd’hui… Si une note 2 apparaissait dans le premier paragraphe nous avions, mes frères et moi-même droit à une correction le soir … pas bien méchante, petite fessée de la part de mon père. Je n’ai jamais vu mon papa administrer une correction sous la colère… simplement il indiquait, «  on règlera la situation ce soir ». Certains mois nous étions parfois trois enfants à mériter la dite correction… donc pleurs de mes petits frères que je calmais … «  arrêtez vos pleurs  on aura le temps de pleurer ce soir ». Vite au dodo, faisant semblant de dormir… puis la voix chaude et affectueuse de notre père.. «  on a un compte à régler  », petite correction et promesse de faire des efforts les prochains mois.

A l’époque de mon enfance les instituteurs pouvaient administrer la fessée aux élèves difficiles parfois même en descendant leur culotte. Mon père étant maître de la sixième primaire, je vous fais mention de cette anecdote. Un de ses élève, arrogant, fort, méritait la fameuse correction. Mon père tient la tête de l’élève entre ses jambes et un collègue administre la correction. Pas de chance….l’élève mord la cuisse de mon père qui devient livide. Je le revois de retour à la maison, vraiment perturbé. Dans le courant de l’année scolaire, une sœur visitante contrôlait la chevelure de chacun pour détecter si il y avait des poux, dans l’affirmative, traitement de désinfection. Dans ma classe une élève que nous surnommions  « Joséphine Backer  » , dont le père était employé à la voirie communale était appelée à subir le traitement. Dans le courant de la journée, la porte de la classe s’ouvre fortement, le père de notre Joséphine fait irruption, s’approche de la maîtresse et lui administre une bonne paire de gifle… « Je vous apprends à dire que ma fille à des poux »…        

Autre époque, autres mœurs….mais belles époques   grd.m.  ROSE