Ma ville
Elle comptait cinq boucheries qui vivaient de façon correcte même en période de guerre alors que la marchandise n’était délivrée qu’avec les coupons de la Confédération. C’était un lieu très convivial, les ménagères échangeaient commentaires, recettes, impressions. Le boucher y participait avec anecdotes, avec humour en débitant sa marchandise. A l’époque de mon enfance aller chez le coiffeur était certainement un luxe pour les dames. Elles recouraient aux bons offices du FIGARO qu’aux grandes occasions, baptêmes, cérémonies religieuses, mariages, deuils. Les hommes allaient régulièrement « se faire la barbe », les rasoirs électriques n’existaient pas encore. Notre ville comptait deux excellents figaros pour messieurs. Pour les dames, coiffure YVETTE chez laquelle j’ai fait ma première permanente, permanente exécutée à la vapeur, avec la tête enrobée de tuyaux , méthode un peu effrayante, peur de brûlures.Le salon de coiffure, chez Madame Barbey me permettait de récolter quelques petits sous puisque les jours de congés j’aidais à passer les bigoudis, à effectuer quelques tâches mineures, chez elle, toujours très chaleureuse. récompense, gâteaux, bonbons, pourboires de la clientèle……
A l’époque la gente féminine portait chapeau, si ce n’est la semaine, en tout les cas, le dimanche. Sierre comptait deux MODISTES. J’adorais ces couvre-chefs. Cousine Jeannette m’avait confectionné une grande capeline noire, garnie d’une voilette à pompon qui descendait jusqu’à la naissance du cou. C’était très joli, mai peu pratique à porter, car le vent de chez nous, l’expédiait dans la rue,….et avec nos talons aiguilles, ….quelle performance pour récupérer notre bien…. En juin, lors de la procession de la Fête Dieu, les dames de la chorale arboraient, chapeaux, toilettes, un défilé de mode, tout à la gloire de Dieu. Souvenirs, souvenirs… c’est charmant, la réalité me rappelle qu’il faut mettre le rôti à feu, donc à bientôt. Grd.mère ROSE
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28 Septembre 2007 à 13:37 dans
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