Ce message , à destination de Toronto, pour mes petites-filles étudiantes Ivana et Cyrielle. La nature s’éveille lentement, le printemps pointe doucement à l’horizon…cela incite à émettre des projets de vacances pour la prochaine saison. Il faut savoir rêver…rêver en se projetant dans l’avenir, mais parfois aussi en revivant des souvenirs d’autrefois.
7 ans pour moi, 8 ans pour Blanche et la ribambelle des petits frères qui suit, nous avons vécu la saison d’été à Montana, car mon état de santé demandait un changement d’air, air de la montagne. Je revois le vieux chalet, sans grand confort, presque seul au milieu des prés verdoyants. C’était un bel été chaud, nous vivions à longueur de journée, à l’extérieur…Le matin pour une réveil prompt et joyeux l’appel de maman. « debout, les oiseaux attendent la pitance du matin. » Les enfants passent au ravitaillement, chacun de nous reçoit un bol de graines de riz, de riz que nous éparpillons dans le pré, avec le geste du semeur, couchés dans l’herbe, nous attendons les petits oiseaux….l’attente était parfois longue et permettait à maman un peu de calme, car ce rituel se faisait dans le silence, pour ne pas effrayer nos petites bêtes. Dans le chalet d’en face je retrouvais mon petit copain genevois, enfant unique, qui se prénommé POMPON. moi seule avait le privilège de jouer dans sa maison. Il arrivait donc à Blanche de prendre place dans les escaliers devant la porte du vestibule. Catastrophe, avec son assiette de polenta au fromage elle prend appui contre la porte et le contenu de son repas se répand dans l’appartement de POMPON….Interdiction de jouer dans le chalet voisin. POPOM c’est un petit mot affectueux que l’on exprime à ceux que l’on aime, mais il faut le mériter….eh…eh.. Comme c’était plaisant de nous rendre à la station pour faire les courses, beaucoup d’estivants, des magasins qui retenaient notre attention. Blanche et moi en extase devant la vitrine d’un magasin de jouets. « Regarde la jolie petite poussette rose avec la poupée endormie, et la bleue…. ? Derrière nous, un Monsieur élégant avec sa canne au pommeau argenté. s’amuse à voir nos attitudes pleines d’envies. Généreusement il nous offre l’objet de nos désirs. Nous sautons de joie en lui disant MERCI. Retour pour apporter le sucre que nous venions également d’acheter. Sur le bord et le long du chemin un bisse à l’eau rafraîchissante….Nous enlevons chaussures, chaussettes et hop dans ce bain délicieux….avec perte du sucre, de nos chaussettes, car le courant était assez conséquent. Heureusement que nos poussettes ont été épargnées….C’était vacances d’autrefois. grd.m. ROSE