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Le Blog De Grand-Mère

prénoms autrefois

Bien détendue, après le spectacle-ballet « SYLPHIDE « exécuté par l’opéra de Paris, en ce 28 février 2007, que j’ai fort apprécié devant mon poste de télévision, je change de registre pour me remémorer les prénoms , communs autrefois, qui le sont moins actuellement.

Pour les hommes : Zacharie,- Aldéric,- Symphorien,- Euchariste,- Zénobe,- Vital,- Arsène,-

Sigismond,- Nestor,- Fernand,- Sylvestre et bien d’autres….

Pour les femmes : Philomène,- Crésence,- Bluette,- Angelique,- Octavie,- Lina,-Violette et

bien d’autres….

Ces prénoms faisaient les délices de nos parents et grands-parents, soit par leur douceur, soit par leur rudesse, suivant l’intonation ou la disposition du moment…eh,eh….grd.m. ROSE


forgeron

Dans les environs, la forge de M. Symphorien C., à l’enseigne de la scie et du marteau, qui situe le personnage sympathique et attachant. Tablier de cuir, descendant presque jusqu’aux chevilles, protection de métal pour le visage, l’enclume et le marteau pour faire chanter le fer rougi à blanc. A l’extérieur, les chevaux attendent leur tour pour le ferrage des sabots. Discussions, palabres, dans un langage qui pour nous enfants paraît bizarre… ( dialecte ).Denis, fils unique du propriétaire dont la maman est décédée depuis sa tendre enfance, participe beaucoup à notre vie de famille, partage avec frères et sœurs. J’ai gardé pour lui, un sentiment d’affection fraternel.

Suite au comportement bizarre et insolite de M. Fernand, nos parents décident de changer de quartier. Au revoir, l’ancienne église, le cinéma, le photographe, le tailleur, l’épicière, les jardins et bâtiments fleuris, la menuiserie, nous allons découvrir la région de l’église St. Catherine. C’est à cette époque que Blanche et moi recevons le sacrement de confirmation. De cette cérémonie, me reste le souvenir de la petite « tape » de Monseigneur, mais surtout le plaisir de ma belle capeline rose et ruban de velours, ( chapeau ), achetée chez les demoiselles Martinelli, modistes, dont l’atelier était situé à l’emplacement actuel du bistrot Helvétia. Souvenirs, souvenirs, vers de nouveaux horizons.grd.m.ROSE


Cyrielle

Vancouver Cyrielle

essai à pleurer

test du jour

cousin LéON

L’ami, fidèle de toujours, cousin Léon Monnier, également instituteur, inséparable de papa Fridolin, a vraiment participé à notre vie de famille. Pendant quelques années, alors encore célibataire il prenait le repas de midi chez nous. A ma naissance, maman n’arrivait pas à faire le choix d’un prénom pour ce petit bout de chou….C’était le moment de m’inscrire chez l’officier d’état civil….pas trop d’histoire, Fridolin et Léon on fait le choix…devinez…BARBE… ….déception et pleurs de la maman…Mais non ce n’était qu’une farce. Rose-Marguerite, le plus beau nom du monde à l’époque. Si j’avais eu mon mot à dire… qu’en pensez-vous ?? Petite fille, cousin Léon avec son sens de la comédie, et de la joie de vivre me faisait danser en chantant… » bonjour belle rosine, dites moi qu’avez vous ?C’est mon mari qui est parti ce matin, qui me cause tant de chagrin. « En ville nous rencontrions parfois, cousin Rémy, frère de Léon. C’était alors la joie pour nous enfants. vite à la boulangerie pour combler tous nos désirs en gâteaux, en friandises, pour le remercier nous lui sautions au cou en souhaitant le rencontrer très souvent…


jardin anc.église

Le long de notre maison, un étroit sentier pédestre longeait à l’ouest une série de jardins très bien entretenus, reine-marguerites, dahlias, tournesols et bien d’autres fleurs, légumes de printemps, légumes d’automne. Les ménagères se retrouvaient pour échanger recettes, conseils pour obtenir de bons résultats. Il me souvient que la parcelle de Mme Pouget ressortait du lot… car Mme avait vraiment la « main verte « .A l’est, l’atelier de menuiserie de notre oncle Fabien et de tante Julie avec laquelle nous entretenions des relations très affectueuses. Elle était la sœur de notre maman Agnès. Une anecdote….Un après-midi tante Julie me confie la garde de son petit Marc de près de deux ans afin qu’elle puisse se rendre en commission, en toute sécurité….Je m’amuse donc à faire sauter le petit sur le lit….pour un saut plus spectaculaire, donc, avec toute la force de mes 10 ans je projète Marc contre le mur de la chambre…..cris, pleurs, affolement de ma part. Heureusement aucune séquelle pour l’enfant, qui en être intelligent a bien prospéré…

Je voudrais par ce message me souvenir des noms de nous enfants :

René-Pierre, Michel-Léon, Paul-André, Marcel-Emil, Blanche-Marie, Rose-Marguerite. Le deuxième prénom était celui des parrains et marraines. Maman me disait que si une autre petite fille était venue agrandir le foyer….nous aurions eu une petite Violette-Agnès. Rien d’étonnant avec des parents si « fleurs-bleu, si romantiques « . grd.m. ROSY


cinema apollo

Nous étions une famille heureuse, papa, maman et six enfants. Cadeau du ciel pendant la période de 1926 à 1932. A cette époque il était courant que les foyers accueillent dans leur sein 5, 6, 8, 10 enfants. Je reviens à mon quartier de l’ancienne église. Devant l’édifice religieux s’élevait un magnifique peuplier dont le tronc à la base formait un petit banc…pour se reposer. C’était l’endroit de prédilection de mon petit frère Michel et de moi-même….Au sud de l’église la grande propriété Joss, horticulteur, entreprise importante sans concurrence, fournissant couronnes mortuaires, gerbes, plantes, légumes etc..

En face, le cinéma Apollo dont le propriétaire M. Gaston Z. exerçait le métier de photographe. C’est lui qui à chaque fin d’année scolaire, dans la cour de l’école, prenait photo souvenir. Il nous impressionnait derrière son grand appareil sur trépied, le visage caché derrière un grand drap noir pour faire sortir le « petit oiseau » magicien….Mon papa étant instituteur nous possédons dans nos archives plusieurs photos représentant sa classe de 6èmeprimaire.

M. Gaston avait une belle jeune fille Christiane, qui devint peintre artiste reconnue. J’ai pour elle un sentiment de reconnaissance affectueuse. Quelques années de plus que moi-même, elle me fit don d’une bonne partie de ses jouets, poupées, poussette, cuisinette etc…Elle prenait également plaisir à affubler mes petits frères de costumes confectionnés dans du papier crêpe et ensuite séance photo chez son papa.

Le cimetière de la ville se trouvait à l’emplacement actuel de la maison bourgeoisiale. Lors d’enterrements des enfants des écoles étaient sollicités pour porter couronnes et plantes. Nous souhaitions notre tour pour cette tâche…. matinée de congé plus un petit pourboire…

Face au cimetière, maison de tante Jeanne. Très souvent avec Joseph, avec Jeannette enfants de notre âge,nous jouions ensemble. Il y avait également la petite dernière de 2 ans environ, Marie-Madeleine,Thérèse, Hugette…dit Poupette. A cette période notre petite cousine étant tombée malade, convulsions, fièvre, ensemble les cousins et cousines Salamin avons prié N.Dame des Marais et le soir même elle était sauvée grâce à notre ferveur.. grd-m.ROSE


ancienne eglise

Au temps de mon enfance, l’église de Notre Dame des Marais se prénommait, « ancienne église ». Elle était le lieu de culte de mon quartier.

Nous habitions dans une maison à deux étages et au rez-de-chaussée, 1 atelier de tailleur , M. Rovina et une épicerie, Mme Theler. M. Rovina talentueux dans son métier, homme malicieux , toujours souriant, que nous aimions beaucoup, ne supportait pas l’épicière de l’immeuble à laquelle il se faisait un malin plaisir de jouer des tours….donc il nous pressait d’aller acheter, bonbons, chocolats en nous donnant comme sous… bien emballés dans du papier, des boutons de son atelier. Enfants, nous assistions donc à la colère de Mme Theler et à l’hilarité de M. Rovina….

Au deuxième étage logeait M. Fernand, propriétaire, homme imprévisible et fou…

Maman en a vu de toutes « les couleurs « de sa part…. Dans notre jardin cette année là, de magnifiques tomates arrivaient à maturité. Maman fait remarquer à M. Fernand le résultat du fruit de son travail…..Le lendemain plus rien… Les tomates s’étalaient dans le galetas de M. Fernand très fier de sa performance. Le jour suivant il sollicite maman pour lui recoudre le premier bouton de sa chemise…toujours serviable elle accepte, mais comme elle l’a raconté, elle aurait eu envie de lui piquer le cou…Une autre fois toute la lessive pendue à l’étendage a été sulfatée. Cela a exaspéré papa il en a résulté une grande bagarre dans la cour, sous le regard affolé des voisins et de nous enfants. Le dimanche impossible de sortir de la maison, car le sport du patron, se bornait à jeter de grands couteaux dans la porte d’entrée pour nous effrayer. Il aimait toutefois les enfants, nous gâtait avec oranges chocolats…Pour ce soir je quitte ces souvenirs…..à une autre fois. gr.m. ROSE


ancienne église

essai Fernand

boulangerie

9 h. ce matin.Aloys à la retraite, toujours prévenant nous prépare le déjeuner du matin. Rien n'y manque, café, lait, beurre, confiture, pain... je devrais être enchantée, et pourtant je ressens un peu de nostalgie....il me souvient des années 1933, les super-bons petits pains au lait de M. Bougnol, boulanger à la consommation. Petits pains pure beurre, moelleux, fondants, encore frais le lendemain. Je me souviens également de ceux achetés à Vissoie. Avec mon cher cousin Luc, de St. Luc à Vissoie, à pied nous nous rendions pour en faire l'acquisition.... qu'ils étaient bons.... car à l'époque toute la semaine-au Val d' Anniviers, pain de seigle, dur, à couper à la hache, tandis que le dimanche, jour de fête, pain blanc tartiné à la crème fraîche...A y repenser, "l'eau me revient à la bouche". Actuellement souvent le pain ne chante plus....grd.m.ROSE. 10 Février 2007